• Léna

Semaine 37 : de Batemans Bay à Sydney


Lever de soleil sur Jervis Bay

Lundi 25 mars 2019, le réveil a été mis à 7h pour que nous puissions prendre le bus à 8h45 et aller louer des planches de surf pour la matinée. Mais comme évoqué par Célia la semaine dernière, rien ne se passe comme prévu. Le vent souffle fort avec de grosses rafales et après un coup d’œil sur la météo, il ne va pas faiblir. Nous prévenons les enfants, qui sont encore emmitouflés dans leurs duvets, qu'il y a peu de chance pour que nous puissions aller surfer. Maxime qui rêvait d'aller surfer est presque content car il va pouvoir rester jouer avec Jade. Janene, la gérante du camping appelle le magasin de location de surf qui lui confirme qu’il n’est pas prudent d’aller surfer aujourd’hui. La matinée surf se transforme en travail pour les enfants, vidéo de l’Asie pour Gilles, préparation de notre arrivée à Gold Coast.

En milieu d'après-midi, Gilles, les filles et moi partons nous balader en vélo à Batemans Bay. Maxime reste jouer au camping avec Jade et ils profitent de la piscine. Nous rentrons avec l'apéro que nous partageons avec Karine et Ludovic puis dînons tous ensemble.




Mardi, après un au-revoir très amical de la part de Janene et des aux-revoirs chaleureux avec Karine, Ludovic, Jade et Milla, nous entamons notre dernière semaine de vélo qui nous mènera à Sydney. Notre objectif est d'être à Wollongong samedi soir afin de pouvoir prendre un train dimanche qui nous amènera à Sydney dans la journée.

Après 60 km, nous arrivons à Mollymook. La plage est superbe, l'eau est meilleure que l’air extérieur, nous nous baignons, profitons des douches tièdes. De nombreux promeneurs enthousiasmés par notre mode de transport viennent nous parler. Gilles et Maëlle vont à la recherche d'un bivouac, Maxime, Célia et moi faisons une partie de scrabble en les attendant. Bivouac trouvé, un grand carré d'herbe devant la mer avec sanitaires, douche et table.

Pendant le diner, une chauve-souris passe au-dessus de nous puis va se pendre sur une branche. C'est vraiment chouette de pouvoir observer ainsi la nature. Le montage du camp se fait à la lampe frontale. Nous profitons du ciel étoilé puis allons nous coucher, bercés par le bruit des vagues.




Mercredi, le réveil sonne à 6h00, pliage du camp puis petit déjeuner devant le lever du soleil. C'est reparti pour une nouvelle journée de vélo.


Après une pause pique-nique sur la seule aire que nous ayons vue de la matinée, nous reprenons la route et arrivons en tout début d'après-midi à Vincentia.

Nous faisons un détour au supermarché pour faire le plein de vivres. Célia en profite pour aller chez le coiffeur, Gilles pour prendre un café en terrasse. Nous faisons des parties de scrabbles. C'est notre nouvelle occupation. Le magasin Woolworths donne en caisse des tuiles Disney à collectionner et au dos il y a des lettres qui nous permettent de jouer au scrabble. Maxime collectionne ces tuiles et a réussi à terminer la collection. Il est très content car c'est la première collection qu'il termine (après avoir quémandé à toutes les personnes que nous avons rencontrées dans les campings...).


En arrivant au bivouac potentiel repéré par Gilles la veille sur wikicamp, nous voyons un kangourou. Nous l'observons et sommes toujours émerveillés.








Encore un bivouac parfait, sur Jervis Bay, réputée pour ses plages de sable fin et blanc. D'après les australiens, ce serait le sable le plus fin et le plus blanc au monde. En effet, le sable est vraiment blanc. En ce qui concerne sa finesse, à voir. De mémoire, le sable de l'île de Houat en baie de Quiberon est très fin. J'ai pris un échantillon, je pourrai comparer en rentrant.



En début de soirée, Christelle, Romain et leurs deux garçons nous rejoignent. Ils voyagent également pendant une année et louent en ce moment un camping-car pour découvrir l'Australie. Le but de leur voyage est de montrer qu'il est possible de voyager avec un enfant insulino-dépendant. Nous sommes entrés en contact via la page facebook "Familles autour du monde". L'objet de cette rencontre est l'échange de nos titres de transports en commun. Nous leur donnons nos cartes de Melbourne et ils nous donnent celles de Sydney. Nous prenons l'apéro tous ensemble et avons la chance de voir un kookaburra se poser à nos pieds même s'il ne nous offre pas son chant (il fait le même son que celui du singe). A la tombée de la nuit, Christelle, Romain et leurs garçons partent passer la nuit à une quarantaine de kilomètres, nous dinons à la lampe frontale et installons notre camp pour une bonne nuit de sommeil.



Jeudi, rituel du matin : levés 6h, pliage du camp, préparation du petit déjeuner, observation du lever du soleil, petit déjeuner, brossage des dents et tartinage de la crème solaire. Le levé du soleil est splendide, nous adorons ces moments "connectés" à la nature. Nous voyons aussi des perroquets multicolores.



Un groupe de femmes s'installe pour une séance de gymnastique. Elles m'abordent et l’une d’entre elles parle un peu français. Elle me dit que son mari parle bien français et 20 minutes plus tard, un homme vient nous parler en français. C’est Lancelot, son mari. Il nous invite à aller prendre un café chez lui. C’est parti,  nous le suivons puis empruntons une piste cyclable qui longe la mer et la plage, avec sur notre gauche un alignement de maisons plus belles les unes que les autres. Puis au bout du chemin, nous retrouvons Lancelot et Jenifer qui habitent une de ces maisons pour un café avec vue sur Jervis Bay. Maxime termine sa seconde collection, celle des petites figurines fruits et légumes du supermarché Coles, grâce à la générosité de Lancelot et Jenifer, puis il va jouer au foot dans le jardin. Lancelot nous propose de rester si nous le souhaitons, la proposition est alléchante mais nous devons être à Sydney dimanche et reprenons la route.



Un peu plus loin, nous voyons un attroupement de perroquets. Un couple nous donne une tranche de pain pour les nourrir. Ils viennent manger dans nos mains.



Nous nous efforçons de repartir, roulons, pique-niquons puis n'avons qu'une quinzaine de kilomètres à pédaler avant d'arriver à la plage de Shoalhaven Heads où nous souhaitons faire une pause. Pour la première fois en Australie, nous allons avoir un tronçon sans dénivelé, mais pas de chance, nous avons le vent de face et n'avançons pas très vite. Nous arrivons enfin. Le vent souffle fort et les vagues sont bien formées. A défaut de baignade, nous lisons, jouons, dormons (pour moi), puis douche. Avant de rejoindre le Seven Miles Beach National Park où nous souhaitons bivouaquer, nous faisons un petit détour pour aller prendre deux portions de frites que nous dégustons au bivouac.

Au moment de desservir, je me fais surprendre par un opossum. La nuit est tombée et cette petite bête est de sortie. Il vient sur la table, essaie d'entrer dans les sacoches de nourriture et le carton où est stocké le pain. Impossible de ranger la table tranquillement. Je m'amuse à le chasser avec une branche, mais il n’est pas farouche et revient à la charge. Je ris quand je le vois la tête entre les pots de sauce tomate et sauce barbecue. Quand toute la nourriture est à l’abri, il s’attaque à la poubelle que je vais cacher dans les sanitaires. Nous apercevons un second opossum dans un arbre. La nuit sera calme avec le bruit des vagues au loin.


Vendredi, même rituel que la veille. Le lever du soleil est toujours aussi magnifique. Nous avons la chance de voir un kangourou passer juste devant nous. Deux R2D2 se joignent à nous ce matin. Au loin, des perroquets multicolores. C’est vraiment chouette de se réveiller dans la nature et de l’écouter.



Petite étape aujourd’hui, 37 km. Nous devons prendre un tronçon d’autoroute pour passer une colline. Rien à voir avec les autoroutes que nous avons empruntées jusqu’ici, c’est une 2x2 voies très empruntée. Après 4km, nous sommes bien contents d’en sortir. Et surprise pour Maëlle, son pneu arrière est à plat. Une vis de 5 cm s’est plantée à l’intérieur. Pause pour changer le pneu puis nous repartons en direction de Kiarma. 



Nous passons voir le Little Blowhole, un geyser naturel d'eau de mer, puis allons acheter une nouvelle chambre à air avant de déjeuner à proximité du Big Blowhole. Nous arrivons dans l'après-midi au camping de Windang, montage du camp, douche, repos, diner et au lit.




Samedi, après une grasse matinée, chacun vaque à ses occupations. Nous allons à la plage dans l'après-midi, mais comme les jours précédents, le vent souffle très fort et la baignade et la sieste sur le sable s'avèrent impossibles. Même si le sable fouette fortement nos mollets, nous nous réjouissons de voir de belles vagues, des beaux rouleaux comme on en voit à la télé. Les surfeurs ne s'y aventurent pas, nous apercevons quelques bodyboards. La fin de la journée se déroule tranquillement au camping. Maxime fait des tours de vélos, Gilles et moi échangeons avec les filles sur des idées d'entrepreunariats... La nuit sera fraîche. Les variations de températures sont surprenantes : hier, nous dormions sans duvet et cette nuit nous sommes contents d'être dans nos duvets.




Dimanche, direction Sydney après un bon petit déjeuner faits de tartines grillées au beurre et œufs brouillés préparés par Maëlle, notre experte en la matière, et Maxime a préparé une belle table.







Nous nous rendons à la gare de Coniston. Nous privilégions cette petite gare située juste avant Wollongong pour éviter la foule et pouvoir entrer facilement dans le train. L'accès est facile, pas besoin de décharger les vélos. Nous descendons sur le quai et deux jeunes garçons nous interpellent et nous demandent si nous comptons prendre le train. Ils nous informent que le train ne fonctionne pas ce week-end et qu'il est remplacé par un bus. Ne sachant pas si le bus acceptera de prendre nos vélos, nous poursuivons jusqu'à la gare de Wollongong où nous pourrons avoir de plus amples informations. Le bus vient d'arriver, il y a de la place dans les soutes, tout est chargé en 5 minutes et nous partons vers Sydney. C'est aussi simple qu'en Asie. Personne ne nous demande nos titres de transports et nous ne savons pas si nous devons passer notre cartes. Nous voyageons à l'oeil. Après deux heures de trajet, nous voici à Sydney.



10 km nous séparent de chez Marie-Maud qui nous héberge pour quelques jours. Marie-Maud est une ancienne collègue de Gilles et elle vit depuis un an à Sydney. Nous la rejoignons à la plage et faisons la connaissance de Franck, son mari et de ses deux enfants, Léandre, 12 ans et Maxine, 9 ans. C'est fois-ci nous pouvons nous baigner et Maxime essaie le bodyboard et adore. Apéro et repas à l'australienne : nous nous régalons d'un barbecue. Maxine et Maxime ne se quittent pas de la soirée, jouent au foot dans le jardin. Avant d'aller nous coucher, Marie-Maud et Franck nous font part de leurs visites coups de coeur de Sydney puis nous finissons la semaine au creux d'une couette bien chaude.


Mes petits bonheurs de la semaine

  • Gros câlin avec Maxime mardi lors de la pause dans la matinée.

  • Les levers du soleil.

  • Le ciel étoilé.

  • Les belles vagues.

  • Les bivouacs dans la nature.

  • Les kangourous et les opossums.

  • Les oiseaux : cacatoès, perroquets, R2D2, pélicans, kookaburra, échassiers.

  • Les échassiers venus se percher sur le lampadaire du camping au pied de notre tente.

  • Les verres de vin rouge.

  • Les lasagnes et les brownies rapportés samedi soir par Gilles et Maxime.

  • Les free hugs avec Célia.

  • Les oeufs brouillés de Maëlle.

  • Et encore pleins d'autres.


Encore merci pour vos messages et encouragements qui nous font toujours chaud au coeur.

A très bientôt.


Léna

LE BLOG DE MAXOU :

Le Cobra et les animaux d'Australie



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