• Gilles

Semaine 34 : d'Inverloch à Paynesville

Mis à jour : 18 mars 2019


"Quand tu voyages en Australie, tu prends conscience que le kangourou ce n'est pas qu'un slip...(silence)...un peu comme en Afrique avec le léopard..." - Jean-Claude DIM, concepteur de sous-vêtements


Lever de soleil sur Inverloch lundi matin

Cette 34è semaine de notre aventure familiale démarre comme toutes les autres : par un lundi ! Cette fois nous sommes à Inverloch dans un camping. Ce matin nous sommes invités à prendre un vrai café avec Claudia et Robert : c'est tellement rare depuis 8 mois maintenant de boire un vrai café qui ne soit pas un instantané, que j'apprécie particulièrement ce "petit bonheur" comme dirait ma chère et tendre. Ce matin, la discussion tourne autour de leur métier, de l'agriculture en Australie en général et de la mentalité qui règne ici. C'est enrichissant.

Maxou et ses copains Australiens

Nous avons la confirmation que le bio n'est pas complètement entré dans la culture ici, voire que la prise de conscience liée à l'utilisation des hormones et des multiples produits chimiques dans l'agriculture est loin d'être acquise. On sent également que la politique d'immigration qui se tourne notamment vers l'accueil des réfugiés, crée quelques dissensions dans ce pays qui a choisi au fil des ans son immigration sur des critères de valeurs, mais aussi de ressources.

Après ce petit épisode chaleureux et culturel, nous plions le camp pour filer rejoindre le "Great Southern Rail Trail", une ancienne voie de chemin de fer réaménagée en piste cyclable. Sur le chemin, un camion utilitaire roulant dans le même sens que nous, nous voit tardivement malgré nos gilets jaunes et fait une sortie de route : heureusement à cet endroit la route est bordée de graviers. Le conducteur parvient à contrôler son véhicule et à le stopper dans un tas de graviers. Plus de peur que de mal donc, mais cela nous rappelle que le risque routier existe bien, surtout ici où les routes sont propices à la vitesse et où les véhicules sont tous énormes : pas de berlines, que des énormes pick-ups qui tractent des remorques ou caravanes en consommant du 25l/100 quand ce ne sont pas des road trains, ces camions monstrueux tractant plusieurs remorques (2 ou 3 en général sur les routes que nous empruntons) et qui menacent de vous mettre dans le fossé ne serait-ce que par l'air qu'ils déplacent en vous doublant.


Koala, au bord de la route, comme dans un livre

Quelques kilomètres plus tard, en levant les yeux, nous apercevons un koala dans un eucalyptus du bord de la route comme dans un livre. Nous restons une bonne demi heure à l'observer et à tenter d'interagir quand un groupe de cyclistes Australiens retraités en vélos électriques arrive à notre hauteur. Nous leur montrons joyeusement du doigt le koala incroyable au dessus de leur tête, et sans même y jeter un regard le chef de file nous sort, blasé : "yeah...it's quite common here...". Cela ne cassera en rien notre enthousiasme, et nous en verrons même un second quelques kilomètres plus loin. Nous aurons par ailleurs la confirmation par d'autres Australiens que c'est loin d'être commun : la plupart d'entre eux, qui se déplacent à moteur, n'ont jamais vu de koalas en dehors des réserves de conservation. Encore un privilège du voyage à vélo !

Nous retrouvons la quiétude et la sécurité des pistes une fois sur le trail qui chemine dans une forêt d'eucalyptus. Nous parvenons à Fish Creek, un tout petit village qui dispose d'un parc avec 3 barbecues électriques, des tables abritées et un grand jardin communautaire avec une pelouse ultra-plate et moelleuse !!! C'est décidé, nous pique-niquons ici sandwichs et maïs grillés au barbecue, puis restons travailler tout l'après-midi avant de déguster nos éternelles pâtes, cette fois au pesto. Avec néanmoins un changement : désormais nous cuisinons 750g de pâtes à chaque repas, et compte tenu de l'engouement je ne serais pas étonné que nous passions la barre des 1 kg prochainement. Nous montons le camp à la nuit tombante, encouragés par des centaines de cacatoès hurlants qui squattent les arbres alentours, et rejoignons Morphée pour une nuit paisible.



Sur le "Great Southern Rail Trail"

Mardi matin, les mêmes cacatoès qui nous hélaient la veille, nous réveillent, pas vraiment en douceur. Nous plions le camp en "deux-deux" comme disent les enfants, avant de prendre notre temps autour du petit déjeuner qui se compose désormais de flocons d'avoine, de pain de mie, de miel, de confiture et de beurre de cacahuètes : de quoi se charger en énergie avant d'attaquer une étape un peu plus longue. Nous repartons dans la forêt en direction de Foster. Nous y rencontrons 2 cyclistes sympathiques qui nous vantent le coin. C'est amusant cette différence remarquable avec l'Europe et l'Asie : si les Australiens que nous rencontrons sont plutôt chaleureux, ce que nous faisons en Australie ne les intéresse pas vraiment, par contre on les sent ravis de nous vanter leur "Great" pays, dont la "Great Ocean Road", le "Great Southern rail Trail" et le "Great Promontery"...et en même temps on les comprend tant la nature ici exprime toute sa beauté sauvage et variée ! Nous faisons nos courses à Foster où un autochtone vient me donner tout un tas de bons conseils sur notre itinéraire jusque Sydney : celui-ci s'annonce dans tous les cas assez difficile sportivement, mais il y a tellement de belles choses à voir que nous devrions y prendre du plaisir.


Pause à Toora

Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'à Toora où nous faisons une pause barres de céréales et balançoire. Cette portion de route est particulièrement cohérente : nous alternons la traversée de grands élevages de bovins, puis celle de parcs équipés de barbecues...

C'est quand même étonnant cette histoire de barbecues électriques publics. Chez nous en France, on a construit nos villages autour de ce que l'on pensait être essentiel à une communauté : une église et une boulangerie ! Ici, il y a ce côté pragmatique : les toilettes publiques, toujours propres et entretenues, et....des barbecues ! Parfois et même souvent, il n'y a même pas une épicerie dans le village pour acheter de la viande mais il y a un barbecue. Là où les Australiens sont très forts, c'est que leurs équipements restent en très bon état : une bonne maintenance, un vrai respect des équipements par les utilisateurs. Surréaliste en France ?

Bon, quand on y regarde de près, on s'aperçoit que tous les barbecues publics sont fournis par la même entreprise. Un marché aussi massif, capté par une seule et unique société, avec l'argent du contribuable, j'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas un intérêt capitalistique ou de petit arrangement entre amis qui ait motivé cette décision d'état. Je ne vois pas trop un gouvernement décider spontanément pour son peuple, même de surfers : "et si on déployait des milliers de barbecues électriques pour encourager un peu la conso élec et que les gens puissent griller du boeuf aux hormones à souhait, y compris dans les plus petits hameaux ?". Deviendrais-je complotiste ? Bref...on grille quand même tout un tas de choses tous les jours dessus (sur une feuille spéciale réutilisable à volonté pour ne pas salir le barbecue) alors merci aux brillants fonctionnaires et élus à l'origine de ce déploiement !


Nous continuons la route jusqu'à Port Albert à 60km. Après s'être enquis de la météo, nous cherchons un camping avec un abri pour nous poser, mercredi étant annoncé pluvieux toute la journée. L'après-midi sera marqué par la découverte d'un petit scinque à langue bleue (une espèce de mix lézard / serpent inoffensif). Nous tentons de l'apprivoiser, mais après 2 heures de soins, il finira par s'enfuir au grand désespoir de Maxou qui s'y était déjà attaché.

Après un petit nettoyage de l'abri qui nous a été mis à disposition par le camping (où nous sommes seuls, même les gérants ne sont pas là, les contacts ne se sont faits que par téléphone), nous mangeons notre semoule avec des saucisses d'agneau au BBQ avant de nous endormir dans nos tentes, abrités de la pluie. Nous passerons ici deux nuits, dont une généreusement offerte par les gérants.


Pluie sur le camp à Port Albert

Maxime travaille sous le regard bienveillant de Célia qui ne laissera pas passer la moindre erreur...

Mercredi, comme prévu, il pleut, il y a du vent et il fait frais. Nous profitons de notre abri pour travailler : les enfants rattrapent le manque d'assiduité de ces dernières semaines, quant à moi, je travaille l'itinéraire. Je pense qu'il faudra que nous trouvions des astuces pour arriver à Gold Coast en temps et en heure...car de base, il y a une grande distance, il y a de gros dénivelés, et il y a les contraintes météorologiques, bien plus fortes que sur nos trajets précédents en Europe et en Asie. On verra !

Hého ! Y a quelqu'un ? Au cas où, on se tient prêt !

Après une petite sieste en début d'après midi, après un goûter d'épis de maïs grillés au BBQ, et lorsque le ciel s'éclaircit, nous partons à pied au village à 6 km avec Léna et Maëlle pendant que Célia et Maxime restent jouer au camping. Au bout de cette jolie promenade qui longe la côte dans le bush, nous arrivons au Général store, une station service qui vend quelques premières nécessités à des prix prohibitifs. Nous achetons du lait et du pain pour notre petit dej du lendemain, puis nous rebroussons chemin. Le retour est une bonne occasion pour tester un mode de transport que nous n'avons pas encore utilisé : l'autostop ! Le plus difficile n'est pas de faire s'arrêter des voitures, mais bien de trouver des voitures à arrêter...Finalement, la première berline que nous voyons de la semaine, avec à son volant une étudiante qui habite ici, s'arrête et nous ramène gentiment au camping : mission accomplie. La journée se termine par nos 750g de pâtes, cette fois Ricotta !


Jeudi matin, nous nous réveillons difficilement de cette nuit qui a été incontestablement la plus froide depuis le début de notre voyage (8°C). Il y a quelques jours, il faisait 40°C...pas évident de s'acclimater. Après le petit déjeuner, et pour se motiver, démarre notre traditionnel concours de démontage de tentes qui oppose Maëlle et Célia à Maxime et moi pendant que Léna range le petit dèj.

Illustration pour la bonne compréhension du lecteur : au premier plan une tente pliée, en arrière plan une tente en cours de pliage.

C'est à couteaux tirés ce matin, tout va se jouer au pliage final de la tente. Nous faisons de notre mieux pour entrer dans la légende des plieurs de tentes depuis le début de l'aventure où chaque départ est l'occasion de démontrer nos compétences, la précision chirurgicale des gestes alliée à la rapidité du professionnel expérimenté...et comme à chaque fois, le vainqueur ne manquera pas l'occasion d'un petit mot à l'égard de son concurrent pour lui signifier son éclatante victoire. Par humilité, je ne donnerais pas le nom des vainqueurs, mais toutefois un indice : il semblerait que la tente des parents soit plus facile à plier que celle des enfants...

Maxou, en configuration "livraison à domicile"

Ainsi réchauffés, nous prenons la route pour Yarram, à 10km, où nous faisons le plein de courses. Afin de pouvoir stocker un peu plus de provisions que d'habitude, nous fixons un gros carton sur le porte bagage de Maxou tout content de se prendre pour un livreur de pizzas à vélo, métier d'avenir "s'il en est" ! Dans son carton, un article va animer notre journée : un lot de 6 pains hamburgers...Nous sommes 5, qui va avoir le sixième pain hamburger quand viendra le moment de trancher ?

Le premier qui voit un marsupial (un koala, un kangourou, un wallaby ou un wombat) sera le grand gagnant, c'est décidé ! Ainsi, nous parcourons nos 60km du jour à l'affut de tout poil dépassant des arbres ou des buissons. Assez rapidement nous voyons un kangourou, puis un second, puis un troisième, puis un wombat ! Mais la règle doit être reprécisée : celui qui aura le pain hamburger en rab doit voir un marsupial vivant...En effet, c'est un vrai carnage aujourd'hui sur le bord de la route, malgré les panneaux signalant la présence d'animaux sauvages, nous prenons une véritable leçon d'anatomie marsupiale...A la fin de la journée, nous aurons compté 5 kangourous et 3 wombats fraîchement tués. C'est triste.

Mais nous verrons aussi un kangourou vivant et tout sautillant : impossible de nous départager quant au premier qui l'a vu...Nous verrons également un renard, des lapins, un échidné à nez court (le cousin Australien du Porc-épic), une tortue mal en point sur la route, et tout un tas d'oiseaux multicolores parmi lesquels celui que nous surnommons le "JBL", car il émet un "puissant son à 360°" qui rend très difficile sa localisation. Nous aurons donc été de surprise en surprise lors de cette étape, via des routes en bon état et très agréables.

Bivouac à McLoughlins Beach

Les 5 derniers kilomètres, nous rejoignons les dunes de McLoughlins Beach en empruntant un chemin sablonneux en tôle ondulé, type de sentier que nous exécrons tant il demande un gainage permanent des abdos pour éviter le tassement de vertèbres sur nos vélos sans suspensions ni amortisseurs...Mais cette petite difficulté est vite oubliée lorsque le bivouac est établi dans la pelouse verdoyante et moëlleuse derrière la plage déserte et infinie qui fait face à l'océan. C'est en dégustant des poissons panés au citron et de la semoule que nous profitons du coucher de soleil côté terre avant de s'endormir dans le calme troublé uniquement par les rafales de vent.


Vendredi, je me réveille comme souvent un peu avant le reste de l'équipée, et je savoure le lever de soleil, seul sur la plage avec mon café pas terrible mais que je n'échangerais finalement à ce moment là contre rien au monde.

Seul au monde, le café du matin...

Petit dej, pliage de camp et lavage de dent à l'économie d'eau, nos réserves étant quasiment vides. Nous partons aujourd'hui pour Sale, à 50km. Nous reprenons la piste en tôle ondulée sur 5 km qui nous secoue comme pour définitivement nous réveiller. Nous assistons au nourrissage de l'énorme troupeau de moutons gris du fermier local, chouette spectacle. Lors de cette étape sur une route très peu fréquentée, nous verrons de nombreux squelettes d'animaux divers qui nous permettront de finaliser notre connaissance de l'anatomie marsupiale. Le ciel se voile rapidement et la gorge commence à piquer, les yeux pleurent : de grands incendies ravagent le bush dans le Victoria et ce sont leurs fumées que nous traversons. C'est confirmé par le site d'alerte sanitaire du Victoria. Nous ne verrons plus le soleil de la journée.

A cours d'eau, nous nous arrêtons dans un général store pour demander s'il est possible de remplir une bouteille et utiliser la table de pique nique de dehors pour déjeuner. Nous arrivons ensuite à Sale en empruntant une piste cyclable qui nous mène au port. Nous y rencontrons Ulf, un Allemand qui pédale vers Sydney en solo.

Hamburgers accompagnés de salade fêta pour la bonne conscience !

Nous rejoignons ensuite un petit camping où nous sommes accueillis avec enthousiasme par la gérante qui nous explique les incendies et leur localisation, ainsi que la sécheresse qui sévit ici depuis 2 ans 1/2. Avec son mari, ils nous mettent une cuisine industrielle à disposition : l'occasion, après avoir travaillé, de faire ces fameux hamburgers accompagnés de salade Grecque à la fêta, pour nous rappeler de bons souvenirs : un délice !



Samedi, une certaine inertie s'empare de nous. A 9h nous sommes presque prêts à partir, mais nous ne partons qu'à 10h : petite discussion par ci, "j'ai oublié de me crémer" par là, "Maxou tu t'es lavé les dents ?", "Attend j'ai oublié un truc dans ma sacoche...", bref tout un tas de petits contretemps qui en génèrent un gros au final. Et c'est dommage, c'est le jour où on veut faire 80km...Dans un climat un brin tendu, nous partons, et rapidement tout se détend : nous roulons 40km en 2 heures, il n'y a pas de vent, c'est plat, les conditions sont parfaites. Nous nous arrêtons pique niquer sans avoir à faire de détour, puis l'inertie reprend au moment de repartir, il y a des jours comme ça... Là, nous allons payer l'erreur du matin : le vent s'est levé et nous souffle fort en pleine face. Nous mettrons difficilement plus de 3h30 à parcourir les 40km restants...

Arrivés à Paynesville, nous prenons le temps de donner à manger à 2 magnifiques chevaux sur le bord de la route. Lorsque nous repartons, ceux-ci galopent à nos cotés pour notre plus grand plaisir ! Nous arrivons dans un camping au bord du lac King, prix raisonnable, chouette environnement, c'est voté nous y resterons 2 nuits ! Après une bonne douche et une bonne platrée de pâtes, quelques discussions avec des locaux, au dodo pour une bonne nuit à peine troublée par les quelques fêtards qui profitent de ce week end de 3 jours pour se détendre bruyamment (lundi est férié, fête du travail).


Dimanche, je commence par profiter du lever de soleil sur le lac avec mon petit café. La fumée est de retour aujourd'hui, et elle voilera le soleil toute la journée.

Lever de soleil sur le King lake

Nous partageons ensuite joyeusement le petit déjeuner, puis les enfants travaillent, Léna gère la lessive et je commence la rédaction des cet article, devant le lac et les jetskis vrombissants des Aussies en week-end. Après le déjeuner, nous prenons nos vélos pour nous rendre sur l'île de Raymond Island. En parcourant les 6 km qui nous permettront de prendre le bac, nous observons déjà un "troupeau" d'une vingtaine de kangourous assez loin de nous dans une réserve naturelle. Une fois sur l'île nous attachons nos vélos pour parcourir à pied le trail des koalas : nous verrons au total 43 koalas dans les magnifiques eucalyptus.

Extraordinaire expérience que de se promener dans cet environnement encore sauvage et peu fréquenté (et gratuit), et de voir ces nounours manger, grimper et dormir sans avoir été domestiqués ou emprisonnés pour servir un business quelconque. Après 2 heures d'observation, nous reprenons les vélos pour faire le tour de l'île par le nord. Nous y voyons de très nombreux kangourous, dont 2 (une maman et son petit) que nous approcherons à 5m et avec lesquels nous nous observerons réciproquement pendant un bon quart d'heure.

Fish and chips sur le port de Paynesville

Nous retraversons vers Paynesville où nous allons nous enfiler un délicieux Fish and Chips (portion pour 8!) sur le port. C'est dimanche, jour de notre "plaisir si le budget hebdomadaire a été respecté", et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous sommes depuis 3 semaines bien en dessous de notre prévisionnel du fait des nombreuses nuits gratuites que nous enchaînons dans la nature sauvage, quasiment au même niveau qu'en Asie ! Nous rentrons ensuite au camping et sur le chemin nous rencontrons encore plusieurs colonies de Kangourous : encore des moments magiques. A notre arrivée, plusieurs Australien(ne)s viennent nous voir pour discuter de notre aventure : on sent que le bouche à oreille a pas mal fonctionné en notre absence aujourd'hui et nous sommes observés comme des bêtes curieuses, mais avec beaucoup de bienveillance.


Avant d'aller se coucher, Maëlle imagine une vengeance sur les fêtards en musique s'ils nous empêchent à nouveau de dormir et improvise un texte sur l'air de "On va s'aimer " du grand Gilbert. Il résume bien l'ambiance qui règne dans ce pays et qui, un peu arrangé, donne ceci :

"On va camper,

Sur un jetski ou sur un Barbecue

Avec un Koala et un kangourou,

Dans un gros véhicule motorisé,

Sur-di-men-sio-nné !"


Pour résumer, c'était une semaine animalière et aventureuse qui aura beaucoup plu aux petits comme aux grands !

A bientôt pour la suite des aventures,


Gilles

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