• Léna

Semaine 33 : De Apollo Bay à Inverloch


Lundi 25 février 2019, nous quittons Apollo Bay dans la matinée. Bien que le réveil ait sonné à 7h, nous ne partons pas avant 10h, nous traînons et profitons des derniers moments au camping où nous nous sentons bien.


La Great Ocean Road

La Great Ocean Road suit maintenant la côte. Il n’y a plus de falaises mais des rochers. Nous avons l’impression d’être en Bretagne avec le relief de la Grèce. Maxime trouve que l’odeur est la même qu’en Bretagne. Le vent, les plages de sable fin, le temps qui peut changer rapidement nous rappellent également la Bretagne. Et pour le plus grand plaisir de nos papilles, nous avons retrouvé le beurre salé !!!

La plage où nous faisons notre pause déjeuner

Pause déjeuner à la plage puis baignade, comme en Albanie et en Grèce. Nous apprécions de pourvoir nous baigner car il fait chaud, très chaud. Nous rencontrons un couple de français qui voyage avec leur fille de 2 ans en van pendant 3 mois en Australie. Il y a quelques années, ils sont partis un an faire un grand trip en tandem.

En repartant, nous faisons un détour pour aller voir des koalas et nous en voyons deux, perchés en haut d’un arbre, accrochés à une branche et ils dorment. Ils ressemblent à de grosses peluches. Il y a aussi des perroquets rouge et vert et des canards avec une drôle de tête (ce sont des Australian Wood Duck).


L’après-midi nous poursuivons notre route et admirons la côte. Nous faisons une pause à Sheoak falls. Gilles et les enfants montent voir la chute d’eau. Je me sens fatiguée aujourd’hui et reste donc me reposer et en profite pour surveiller les vélos. A défaut de voir de l’eau, ils verront deux kangourous.


Notre bivouac à Lorne

Nous arrivons en fin d’après-midi à Lorne. Nous nous installons dans le parc qui donne sur la plage. Les enfants vont se baigner, je vais prendre une bonne douche (il y a des sanitaires dans tous les parcs avec généralement des douches quand ils se situent près de la plage) pendant que Gilles cherche un coin où bivouaquer. Il a trouvé un ou deux endroits. Il prend le temps de se baigner puis nous allons voir les lieux de bivouacs trouvés par Gilles. L’un fait l’unanimité : face à la mer avec table de pique nique et douche extérieure et robinet. Nous dînons et, à la nuit tombante, allons monter les tentes et nous coucher. 


Mardi, nous plions le camp dès notre réveil pour éviter de nous faire verbaliser puis petit déjeunons avec vue sur la mer. Quelques nuages cachent le lever du soleil, c’est dommage mais nous aurons d’autres occasions d’en profiter.


R2D2 (the Australian Magpie de son vrai nom) nous fait toujours autant rire avec ses sons de robot. Il y a aussi les cacatoès blanc à crête jaune (Sulphur-crested Cockatoo). Nous en voyons très souvent. L’un s’amuse à ouvrir les poubelles. Il attrape le couvercle avec son bec, puis le soulève et avance pour le relever. C’est très marrant à voir. Nous adorons les observer, ils sont rigolos.

La journée se déroule tranquillement, nous longeons toujours la côte. Notre objectif est d’arriver vers 15h à Torquay où nous sommes attendus pour un warmshower. Leiset et Paul nous accueillent pour la nuit. En chemin nous passons devant une chocolaterie. Nous y faisons un saut pour ne pas arriver les mains vides chez nos hôtes. À l’entrée, se trouvent des immenses saladiers avec des pastilles de chocolats blanc, au lait et noir pour la dégustation (une cuillère par personne). Nous dérogeons à la règle et nous servons deux ou trois fois discrètement et sommes trop contents de manger du bon chocolat.

Nous arrivons à Torquay et sommes reçus chaleureusement par Leiset avec qui nous échangeons jusqu’à la fin de l’après-midi. Maxime est heureux car il profite des jouets de Sorouch.  leur petit garçon de deux ans et demi. Nos hôtes fêtent l’anniversaire d’un proche et nous laissent donc leur maison pour la soirée. Nous profitons de leur four pour nous faire réchauffer des pizzas. A la fin du diner, nous apercevons un Rummikub sur l’étagère. Nous y jouons (une pensée pour Papou et Mamy) et nos hôtes sont de retour quand nous en sommes à la deuxième partie. Nous couchons Maxime et finissons la soirée en discutant avec Leiset et Paul pendant que Célia s’amuse et rigole avec Sorouch qui fait des « big jumps » depuis le banc et surfe des « big waves » sur le banc.


Mercredi, nous petit déjeunons avec nos hôtes et passons un agréable moment avec eux. Maxime joue avec Sorouch. Leiset et Paul partent travailler et nous laissent leur maison. Nous allons visiter le musée du surf dans la matinée. Nous apprenons entre autre que Torquay est la ville où a été fondé Rip Curl et chaque année à Pâques s’y déroule la fameuse Rip Curl cup sur Bells beach.

Nous pique niquons juste à côté, face à la mer puis démarrons l’étape du jour. C’est sympa car nous longeons la côte mais le chemin est pleins de gravillons et de bosses et nous sommes en pleins soleil. Encore une journée très chaude. En cours de route, Célia s’aperçoit que l’une des sacoches qu’elle transporte ne tient pas très bien. Une des vis est tombée. Impossible de la retrouver. Gilles intervertit avec une vis moins nécessaire et nous repartons. Le chemin en gravillons laisse place à une belle piste cyclable bitumée. C’est très agréable de pédaler dans ses conditions. Nous faisons une pause sur une plage de surfeurs. C’est génial de voir des surfeurs toutes générations confondues s’amuser dans les vagues, chacun son niveau. Même les plus petits sont en combinaisons et s’essaient sur la mousse. Petite douche avant de repartir, direction Queenscliff.

A notre arrivée, Gilles et Célia partent à la recherche d’un bivouac, Maëlle et Maxime se passent au parc et j’en profite pour aller prendre une bonne douche. Elle est bien froide mais fait tellement de bien. Bivouac trouvé dans la dune au milieu de buissons. Gilles et les filles vont monter les tentes pendant que Maxime et moi surveillons la cuisson des pâtes. Nous dinons avec nos amis les moustiques qui sont de retour et allons nous coucher.

Jeudi, lever du camp dès 6h30 pour prendre le ferry de 8h00 qui nous mènera à Sorrento. Nous petit déjeunons pendant la traversée et apprécions ce moment. A notre arrivée, nous rencontrons une dame australienne avec qui nous échangeons et qui nous demande si elle peut nous prendre en photo car elle souhaite la donner à un journal local. Maxime est persuadé que nous allons être connus dans toute l’Australie. En cours de route, nous nous arrêtons chez un marchand de vélo pour récupérer des vis pour la sacoche de Maëlle, puis pause hotdog au barbecue et baignade pour le déjeuner.

Nous arrivons à Stony Point pour prendre le bateau pour Phillip Island, mais le temps de comprendre comment fonctionne le panneau explicatif, nous ratons le dernier départ de la journée. Nous partons donc à la recherche d’un bivouac, puis nous régalons à nouveau avec des saucisses au barbecue et ressortons notre douche solaire pour la toilette du soir. Après le diner, nous partons rejoindre notre bivouac dans les bois. Nous montons les tentes à la lampe frontale et allons dormir.

Notre bivouac dans les bois au petit matin

Dormir est bien grand mot pour Gilles et moi. J’avoue que ce n’est pas la meilleure nuit de ma vie. Il y a plein de bruit, normal puisque nous sommes dans les sous bois et que le moindre mouvement d’oiseaux fait du bruit, le moindre courant d’air fait du bruit, mais j’ai l’impression d’être entourée par pleins d’animaux et j’ai dû mal à dormir sereinement. D’ailleurs, un kangourou est passé non loin de nous, vu le bruit (comme des grands coups sur le sol), il n’y a pas de doute. Il a dû faire sa vie sans se préoccuper de nous. J’avais posé la poubelle un peu plus loin sur un morceau de bois et à part des fourmis, elle n’a intéressé ni le kangourou ni aucun autre animal. La prochaine fois, nous serons plus sereins. Nous apprenons tous les jours. Les enfants, eux, ont dormi comme des bébés.

Vendredi, comme d’habitude, lever du camp au lever du soleil puis direction l’embarcadère pour prendre le bateau qui va nous amener à Phillip Island.

En direction de Phillip Island

Après avoir débarqué sur l’île, nous nous installons à une table face à la mer et petit déjeunons en profitant de la vue. Avant de partir, rituel habituel avec le tartinage de crème solaire. Le soleil brûle fortement en Australie (trou de la couche d’ozone). D’ailleurs, contrairement à l’Asie, la crème se vend en grande contenance : de 200 ml à 1000 ml, voir 2000 ml. Nous avons opté pour un flacon de 500 ml. Nous pédalons tranquillement et longeons une réserve de koalas. L’entrée est payante sans garantie de voir ces petits animaux trop mignons. Nous observons depuis la clôture et en voyons un qui s’adonne à son activité favorite, dormir à cheval sur une branche. Nous ne nous lassons pas de le regarder. Il y a aussi un couple de perroquets.

Nous passons également devant un bowling extérieur et observons les gens jouer. Cela ressemble à de la pétanque mais le cochonnet est gros comme une boule de pétanque, le terrain est très lisse et le lancer se fait comme au bowling.

Aujourd’hui, il fait encore très chaud. Nous sommes sur un chemin en plein soleil sans ombre pour nous abriter. Nous continuons à pédaler pour trouver un endroit pour pique niquer à l’ombre. Le site le plus proche se situe près de la mer. Encore 6 km et nous y sommes. Le lieu est top, table, toilettes, robinet et plage. Nous décidons d’y passer une grande partie de l’après midi pour éviter de pédaler en plein soleil. Nous découvrons que nos amis R2D2 se régalent de gros insectes noirs qui croustillent dans leurs becs. Nous prenons plaisir à nous rincer avec nos bouteilles d’eau, surtout Maxime qui s’amuse à arroser son papa.



Départ 17h pour les 12 derniers petits kilomètres avant notre jour de pause. Finalement ces derniers kilomètres nous prendront plus de temps que prévu. Le pneu du vélo de Gilles est crevé. Deux pauses regonflage s’avèrent nécessaires pour arriver jusqu'à notre destination.

Nous sommes ravis d’être au camping après plusieurs jours de bivouacs et contents de pouvoir rester dormir demain matin. Et cerise sur le gâteau, il y a une piscine. La soirée est riche en émotion : un opossum est perché sur l’arbre situé au pied de notre tente. Ce petit animal nous fait autant craquer que les koalas. Et autre émotion d’un autre genre : Célia voit, en s’installant dans la tente, une gigantesque araignée posée entre la moustiquaire et le toit. Grosse frayeur. Gilles fait sortir l’araignée et dilemme : tuons-nous l’araignée ou la laissons-nous vivre ? Elle finit avec le couteau de Gilles planté dans son abdomen. Amis des petites bêtes, toutes nos excuses pour ce massacre, mais elle était vraiment énorme.

Samedi, journée de repos. Une dame vient nous voir pendant le petit déjeuner et nous dire de faire attention car hier ils ont vu des bébés serpents dans le camping. Après l’araignée de hier soir, nous voilà servis. Vive l’Australie et sa faune ! Les enfants travaillent, Gilles répare le pneu de son vélo ainsi que la sacoche de Maëlle. Célia qui a l’impression que son matelas se dégonfle un peu pendant la nuit, fait un check up complet de celui-ci mais il s’avère vain. Nous lui expliquons la loi des gaz parfaits (le fameux PV = nRT) et lui précisons que le volume diminue quand la température diminue et que cela doit être la raison de ce léger dégonflage. Nous profitons de la piscine, faisons la sieste (pour les parents). Maëlle nous prépare pour le déjeuner une bonne salade grecque (tomates, concombres, fêta, oignons et huile d’olive) qui nous rappelle de bons souvenirs de notre périple en Grèce et nous nous régalons également d’épis de maïs cuits au barbecue.



L’après-midi se déroule comme la matinée, avec les devoirs en moins. Le soir, direction le Mac Do, Gilles a eu du mal à résister à la tentation pour le plus grand plaisir de ses enfants. J’avoue que le sunday au caramel me fait bien plaisir. Nous échangeons autour de nos burgers sur notre semaine, les bivouacs, notre avancement, ce que chacun apprécie ou aime le moins. Nous apprécions les bivouacs mais ceux-ci génèrent un rythme soutenu (coucher tard et lever tôt). Nous constatons que les journées sont plus denses qu’en Asie car il faut monter et démonter le camp chaque jour et également faire les courses et se faire à manger. Nous souhaitons avoir plus de temps pour des temps calmes pour se reposer, faire les devoirs, lire… Nous actons qu’un jour de repos supplémentaire nous ferait du bien et décidons de faire une petite étape pour le lendemain (20 km) avec nuit au camping à Inverloch.

Dimanche, nous prenons notre temps avant de plier le camp. Gilles et les enfants partent faire quelques provisions. Nous profitons d’avoir des grands supermarchés à côté pour faire le pleins de nourriture. En effet, nous n’en trouvons pas dans toutes les villes et parfois en guise de supermarchés, ce sont de minuscules épiceries aux prix exorbitants. Nous déjeunons à la plage, nous baignons et rencontrons un australien qui parle français. Son père est français et à l’âge de 15 ans, il a vécu 6 mois à Nantes chez son oncle (qui d’ailleurs y vit toujours). C’est très marrant de parler de la place Graslin et du quartier Bouffay avec un australien tout en se baignant à l’autre bout du monde. D’ailleurs, nous nous sommes demandés dans quel océan nous étions. Nous sommes dans le Bass Strait qui se situe entre le sud de Melbourne et la Tasmanie. Nous voyons également une raie passer tout près de nous. Nous profitons de la plage puis partons rejoindre Inverloch.


Panorama du Bass Strait

Nous nous arrêtons régulièrement à des points de panoramas et en arrivant, nous longeons un parcours de santé avec des agrès de musculation. Gilles et les enfants sont à fond et font pompes, abdominaux, se chronomètrent… Moi je préfère faire une sieste sur le banc d’à côté.

Nous arrivons au camping. Gilles et moi allons à l’accueil. La réceptionniste pense que nous ne sommes que deux. Etant donné le coût de la nuit, nous omettons de lui préciser que trois enfants nous accompagnent. Installation du camp, douche, Maxime fait la connaissance d’une fratrie de trois garçons et s’amusent avec eux à faire le tour du camping à vélo. Jamais fatigué notre Maxou !!! Maëlle nous prépare une nouvelle fois une bonne salade grecque et Célia gère la cuisson du poulet au barbecue. Après avoir pris ma douche, je n’ai plus qu’à me mettre les pieds sous la table. Quel bonheur !!!

Après le diner, Maxime retrouve ses copains pour une partie de football. Nous faisons la connaissance de leurs parents, Claudia et Robert. Claudia est née à Buenos aires, vit en Australie et sa grand-mère est française et vit à Lyon ainsi que sa tante. Incroyable. Ils vivent dans les terres à une heure d’ici. Ils ont une ferme et élèvent des poulets, moutons et vaches pour la viande. Ils sont en vacances pendant trois semaines et se déplacent en caravane. Ils n’ont pas pris de vacances depuis 13 ans. La nuit tombante, il est l’heure d’aller se coucher.


Mes petits bonheurs de la semaine

  • Écouter R2D2.

  • Observer les cacatoès et les koalas.

  • Le petit déjeuner sur le ferry.

  • Les pancakes de Maëlle chez Leiset et Paul.

  • Maxime qui a adoré le musée du surf.

  • Les premiers essais de Maxime sur un skate.

  • Les baignades et l’eau super bonne.

  • Le pain grillé au petit déjeuner au camping à Wonthaggi.

  • Les douches froides (j’ai vraiment eu du mal à supporter la chaleur cette semaine).

  • Les réveils dans la nature bercés par les cris des oiseaux.

  • Les paysages magnifiques.

  • Les repas préparés par Maëlle, Célia et Gilles.

  • La dégustation de chocolat.

  • Et encore pleins d’autres.


Encore merci pour vos messages et encouragements qui nous font toujours chaud au coeur.

A très bientôt.


Léna



Le blog de Maxou


Le kangourou dessiné par Maxime


Le koala et le "Attention aux kangourous" dessinés par Maxime


Nous décidons d'aller à la chute d'eau. Nous arrivons à la chute d'eau mais la chute d'eau est sèche. Nous repartons et là, Maëlle dit 3 fois chut et nous voyons 2 kangourous et nous restons 30 minutes à les observer.

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