• Léna

Semaine 29 : de Phitsanulok à Ayutthaya : Que de cadeaux !

Lundi 28 janvier 2019, après le repli du campement dans le silence pour préserver le sommeil d’Anna qui dort entre nos deux tentes, nous quittons Phitsanulok, heureux de notre pause et de nos rencontres. Direction Bangkok, ultime destination de notre périple asiatique. En quittant Ventiane, nous avions planifié de remonter vers le nord pour aller voir Chiang Mai et de prendre ensuite un train pour nous rendre à Bangkok. Finalement, nous changeons d’avis. Nous préférons nous rendre directement à Bangkok en vélo et éviter les lieux trop touristiques. Nous apprécions la traversée de villes et villages sans touristes et sans être alpagués toutes les 5 minutes par un tuk-tuk ou un thaïlandais qui souhaite nous vendre quelque chose. Nous découvrons ainsi une Thaïlande qui nous semble plus authentique. De plus, ce choix nous permettra d’arriver à Bangkok trois jours plus tôt que prévu et de voir Jordane et Sébastien, des amis de promo qui habitent à Shanghai depuis plusieurs années et qui seront à Bangkok la première semaine de février. Notre choix est conforté par le retour d’expériences de voyageurs que nous avons rencontrés et qui nous ont confirmé que Chiang Mai est une ville envahie de touristes et notamment de touristes chinois et qu’elle a perdu son âme en quelques années.


Les rizières

En quittant Phitsanulok, nous nous retrouvons rapidement dans la campagne, entourés de bananiers, de rizières d’un vert flamboyant dans lesquelles de nombreuses espèces d’échassiers se nourrissent et prennent leurs envols. C’est magnifique. Nous empruntons le réseau routier secondaire qui est peu fréquenté. C’est agréable de pédaler dans le calme. De plus, les routes thaïlandaises sont en très bon état et j’apprécie de ne plus rouler dans la poussière. Pour le déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit restaurant. Ceux-ci se font plus rares dès que l’on s’éloigne des grands axes routiers. Une jeune femme qui parle anglais nous prend sous son aile et nous demande ce que nous souhaitons manger. Elle se fait notre interprète auprès des cuisinières. Elle est en admiration devant Maxime, une de plus. Elle lui fait des câlins, des bisous, lui demande s’il veut aller dans son école (elle est teacher) et s’il veut vivre avec elle. Ses soeurs se demandent vraiment pourquoi les femmes thaïlandaises trouvent Maxime si mignon…



Le campement chez Fâ et Boys à Pichit

Nous arrivons à Phichit en début d’après-midi. La première guesthouse où nous nous rendons propose des chambres spacieuses. La propriétaire souhaite que nous prenions deux chambres et bien que nous lui expliquons, du mieux possible - elle ne parle pas anglais et nous ne parlons pas thaï - que la chambre est grande et que nous avons des matelas, elle ne cède pas et c’est deux chambres ou rien. C’est donc rien et nous repartons à la recherche d’un nouvel hébergement. Nos tentatives sont vaines, tout est complet. Nous apercevons un site qui semble avoir de petits logements. La jeune femme qui nous accueille nous précise qu’il s’agit d’hébergement à louer sur de longues durées. Gilles lui tend une perche en lui disant que nous avons des tentes mais pas de proposition. Par contre, elle prend le temps de nous indiquer deux ou trois hôtels/guesthouses situés à proximité. Elle parle un peu anglais et elle est contente de pouvoir nous aider. La première tentative est encore vaine. En nous rendant au plan n°2, nous repassons devant les petits logements et la jeune femme nous interpelle et nous propose un endroit où poser nos tentes. Cerise sur le gâteau, il y a des WC, un lavabo et une douche. Nous sommes évidemment super contents. Cette jeune femme qui s’appelle Fâ, est également serveuse dans le café situé sur le site. Afin de la remercier, nous prenons une boisson dans son café avant d’aller monter notre campement. C’est thé glacé pour Gilles, chocolat glacé pour Maxime, limonade glacée pour Maëlle et Célia et lait au caramel glacé pour moi.

L’après-midi, Maëlle et Célia s’installent dans le café et travaillent. Maxime et moi faisons la sieste dans nos tentes. Les filles travaillent de leur propre initiative dès qu’elles ont du temps. Je profite de cet article pour les féliciter, elles sont vraiment top « mes pucettes » !!! (private joke pour agacer Gilles et les filles).



Les calamars grillés

Pour le diner, nous nous rendons au temple à vélo. « Boys" (c’est ainsi qu’il se prénomme), le jeune homme qui gère la salle de musculation située également sur le site, nous a indiqué qu’un festival s’y déroule et qu’il y a de quoi se restaurer sur place. Les rues sont illuminées, un énorme marché se tient dans l’enceinte du temple. Le temple est également orné de guirlandes lumineuses. Nous sommes dans une foule de thaïlandais qui ne nous prêtent d’attention particulière et apprécions de pouvoir déambuler tranquillement entre les stands et nous faire plaisir avec des mets locaux : poulet frit, galettes de riz au caramel (cela a le même goût que du pop corn Baff au caramel), brochette de calamar grillé pour Gilles (le calamar cuit en entier avec ses tentacules sur la brochette, il n’y a que Gilles pour être attiré par ce type de plat), chenilles grillées pour Gilles évidemment mais Maëlle et Célia en goûtent une, apparemment, c’est croquant et sans goût particulier. Je me laisse tenter par du sticky rice au lait de coco accompagné d’une mangue bien mûre. Nous craquons également pour du pad thaï et des feuilletés recouverts de chocolat et noix de cajou.


La procession lors de la fête religieuse à Pichit

Ensuite nous regardons la procession de jeunes filles et jeunes hommes tout vêtus de blanc entrant puis sortant du temple Il y a également une danse traditionnelle puis un spectacle sonore avec des feux d’artifice. Il s’agit d’une fête religieuse mais nous ne savons pas ce qu’elle représente. Après cette excellente soirée, nous rentrons, heureux du moment que nous venons de vivre et émerveillés par la vie. Sans la difficulté à trouver un hébergement, sans la gentillesse de notre hôte, nous n’aurions jamais vécu cette fête.


En arrivant, Fâ vient nous voir et embêtée nous dit que son patron demande que nous payons la nuit mais qu’il nous offrira un café demain matin… Un peu déçus, nous acceptons : il est 22 heures et nous ne souhaitons pas mettre la jeune femme dans l’embarras.



Seuls sur la route

Mardi, rituel matinal : lever à 6h, pliage du camp et à 7h nous rejoignons nos hôtes pour le café. En guise de café, c’est un super bon petit déjeuner qui nous attend : jus d’orange, saucisses, oeufs sur le plat, pittaya fraiche, pain de mie toasté, beurre, café, thé et chocolat chaud. Après ce moment frugal, nous poursuivons notre route vers Bangkok.


Dans la matinée, nous nous arrêtons pour notre traditionnelle pause au 7 eleven où nous nous ravitaillons en pain de mie et brioche au chocolat pour le petit déjeuner du lendemain. Un homme nous accoste et Gilles échange avec lui. C’est un retraité de l‘armée américaine qui après sa retraite de militaire, a travaillé dans la culture de marijuana à usage médical en Californie. En ce moment, il récupère des chiens des temples et de la rue et en prend soin. Il poursuivra son activité botanique dans peu de temps car la culture de marijuana à usage médical devrait bientôt être légalisée en Thailande.


Nouvelle pause dans la matinée pour un petit goûter. Au moment de repartir, Gilles demande à Maxime d’arrêter de jouer avec l’eau car nous n’avons pas fait le plein ce matin et nos réserves sont juste suffisantes pour la journée. A cet instant, un poids lourd s’arrête, son conducteur descend et nous offre deux grandes bouteilles d’eau. Nous sommes une fois de plus émerveillés par la vie et ses surprises.



Léna et le bébé

Pause déjeuner dans un petit boui-boui. Un bébé dort dans un berceau en bois suspendu à une poutre, sous le regard attentionné de sa grand-mère. Je m’approche pour aller voir le bébé et la grand-mère attendrie prend le bébé et me le met dans les bras. Ce petit bonhomme qui dormait tranquillement se retrouve dans les bras d’une inconnue, baille à plusieurs reprises, mais ne dit rien. Sa grand-mère est très contente qu’il soit dans mes bras. Encore un très bon moment d’émotion. Au Cambodge et au Laos, nous avons souvent vu des bébés dans des berceaux. Les berceaux étaient en osier et toujours accrochés à une poutre. Maxime fait encore craquer une des femmes qui est en cuisine, elle le serre dans ses bras et lui fait un bisou.


Nous pédalons encore une dizaine de kilomètres et apercevons une pancarte qui semble indiquer une guesthouse. Nous y allons et sommes chaleureusement accueillis par deux femmes dont l’une parle quelques mots d’anglais et comprend que nous souhaitons ne prendre qu’une chambre dans laquelle les enfants dormiront sur leurs matelas. Après négociation, tout le monde est « happy » (c’est le mot employé par la femme pour nous dire qu’elle était ok). Dans l’après-midi, la femme toque à la porte, j’ouvre et elle me dit « friend ». Je comprends qu’elle souhaite me présenter un/une ami (e). En fait elle me montre un cyclovoyageur. C’est un hollandais qui voyage en Asie avec sa femme pendant 4 mois. Nous échangeons rapidement car il doit rejoindre sa femme qui l’attend à l’entrée. Nous ne les avons pas revus, ils ont dû choisir un autre hébergement.



Une seule chambre pour 5

Pour le diner, Maëlle et Gilles cuisinent un pad thaï puis séance cinéma, "Bienvenue chez les Ch’tis » au programme. Finalement nous ne visionnons que le premier quart d’heure, la connexion internet n’est pas fameuse et le film s’arrête en permanence. Donc nous allons tous nous coucher tôt.







Les rizières

Mercredi, après un au-revoir chaleureux de la part de nos hôtes, nous repartons pour une nouvelle étape. Nous ne savons pas où nous dormirons ce soir. L’objectif est de rouler entre 50 et 60 kilomètres et nous aviserons en chemin. De nombreux temples sont sur notre route, nous n’avons donc aucune inquiétude si nous ne trouvons pas d’hébergement. La journée se déroule tranquillement. Nous longeons toujours des rizières, soit vertes, soit sèches. Nous voyons toujours autant d’échassiers et nous ne nous en lassons pas. Nous apprécions toujours le peu de circulation et le calme qui nous permettent de nous perdre dans nos pensées. Aucun chien ne vient troubler notre tranquillité et c’est très appréciable. Lors de notre premier périple en Thaïlande en novembre 2018, nous étions en permanence coursés par des chiens et c’était notre bête noire.


Nous ne voyons pas les cinquante premiers kilomètres défiler. Nous déjeunons une soupe de nouilles, poursuivons notre route et nous arrêtons dans un resort où nous passerons la nuit. Nous nous installons dans un petit bungalow de paille, les enfants travaillent, Gilles et moi préparons notre arrivée à Melbourne. Ensuite Maëlle et Gilles cuisinent le diner : bâtonnets de carottes et tortillas.


Notre bungalow à Tha Tako au petit matin

Jeudi, nous quittons Tha Tako après un bon petit déjeuner (pain, biscuits, oeufs et saucisses) compris dans le prix du bungalow. Objectif de la journée : dormir dans un temple. Nous pédalons dans la campagne. Les rizières ont laissé place aux champs de manioc et de canne à sucre. Une voiture s’arrête devant nous, un homme descend et commence à nous mitrailler avec son téléphone. Il me demande ainsi que Célia et Maëlle de prendre des poses. Incroyable ! Nous nous prêtons au jeu mais pensons que nous ne pourrions jamais faire cela en France avec une personne étrangère... Les routes sont très paisibles et nous nous enfonçons dans la campagne. Les habitants des hameaux, enthousiastes, nous saluent. Ils ne doivent pas voir beaucoup d’étrangers passer devant chez eux et encore moins en vélo.



En fin de matinée, nous atteignons nos 6000 kilomètres à vélo, pause pour la photo souvenir puis nous repartons à la recherche d’un lieu pour déjeuner. Nous sommes en pleine campagne, il n’y a que des champs et quelques habitations. Nous décidons donc de poursuivre notre route jusqu’au resort que Gilles a repéré, nous aurons pédalé 60 km. Le resort est super mais refuse que nous ne prenions qu’une chambre. Prendre deux chambres est au-dessus de notre budget.


Nous reprenons donc la route en direction de la ville la plus proche, soit à 15 km. Ces 15 km nous semblent interminables, il est 13h, nous commençons à avoir faim et nous avons surtout chaud. Nous arrivons enfin et allons directement au 7 eleven car nous savons que nous pourrons trouver de quoi nous nourrir. A 14h, les bouis-bouis sont habituellement fermés.

Maxime faisant un selfie

Nous faisons une bonne pause, Maxime et Célia sont invités à faire du pédalo par le propriétaire d’un des restaurants qui a un grand jardin à l’arrière de sa salle, et pour la plus grande joie des enfants, il a également trois chiens husky. J’en profite pour faire une sieste sur un banc. Ici c’est courant, les thaïlandais font des siestes à tout moment de la journée. Maxime inverse les rôles et demande au propriétaire de faire un selfie avec lui.


Nous avons déjà pédalé 75 km aujourd’hui et la ville de Lop Buri où nous souhaitons séjourner deux nuits n’est qu’à 28 km. Les enfants qui rêvent d’avoir dans leur palmarès une étape de 100 km sont super motivés pour aller jusqu’à Lop Buri. C’est décidé, notre objectif de la journée n’est plus de dormir dans un temple mais de faire une étape de 100 km.


Nous repartons à 15h30, requinqués. C’est très agréable, le soleil commence à descendre, il fait plus frais. Nous ne voyons pas les kilomètres défiler. Nous nous arrêtons à un distributeur d’eau traitée pour remplir nos bouteilles. Un scooter s’arrête dernière nous et le jeune homme nous tend une pièce pour payer. Encore un beau témoignage de gentillesse.



Nous arrivons à Lop Buri, heureux et fiers de cette étape. Nous nous installons dans notre chambre, Maxime et Gilles profitent de la piscine du homestay. Après les douches, nous ne sommes pas motivés pour ressortir manger. Nous dinons sur place, nous avons en stock du mii (sachets de nouilles instantanées), puis nous regardons « Bienvenue chez les Ch'tis ».





Petit déjeuner préparé avec soin par notre hôte

Vendredi, journée de repos pour travailler et visiter la ville de Lop Buri connue pour sa cohabitation avec les singes. Nous petit déjeunons tranquillement et copieusement (encore compris dans l’hébergement), les enfants travaillent et profitent également de la piscine du homestay.


Temple à Lop Buri






Puis déjeuner dans un boui-boui et visite de la ville et des temples en vélo. Nous voyons des singes sur les bâtiments, dans la rue. Nous les observons de loin car ils ont la réputation d’être voleurs et de détériorer les scooters et voitures. L’après-midi se termine par un temps libre pour chacun au homestay, puis direction le marché, entre filles, pour acheter de quoi diner. Ce marché nous rappelle le premier que nous avons fait quand nous sommes arrivés en Asie il y a plus 2 mois et demi, mais maintenant nous nous sentons à l’aise.


La belle table préparée par les enfants

Les enfants nous préparent une belle table et nous nous régalons. La soirée se termine par quelques dessins animés pour Maxime et par le film « Bohémian Rhapsody » pour les plus grands.








Samedi, nous quittons Lop Buri, le trafic est assez dense. C’est généralement l’effervescence dans les villes de 7h à 9h et de 15h à 17h. Nous sortons rapidement de la ville pour gagner la campagne que vous avons toujours autant de plaisir à parcourir.


Chez Umtong et Namkhang

Dans la matinée, une femme en scooter s’arrête et nous tend un sac rempli de beignets. A ses mimes, nous comprenons que c’est elle qui les a faits mais elle semble nous dire autre chose. Après quelques mimes supplémentaires, nous comprenons qu’elle nous invite à la suivre pour aller chez elle. Nous venons de faire 20 km, c’est l’heure de la pause et nous ne pouvons pas refuser une telle invitation. A notre arrivée, nous sommes accueillis par son mari et tous les deux sortent des tabourets, table pour que nous soyons bien installés. Café, chocolat, gâteaux faits maison de toutes sortes, beignets à la banane, mangue, riz. Nous voilà bien rassasiés. Nous nous demandons si finalement ils ne vont pas nous faire payer tous ces mets car il y a une banderole de restaurant accrochée à la maison et nous ne sommes jamais sûrs si, derrière cette gentillesse, ne se cache pas un moyen de recevoir de l’argent de la part d’un farang. Nous n’aimons pas avoir ce sentiment mais nous devons l’accepter. Ils nous font découvrir les fruits et les herbes de leur jardin qui donne sur la rivière. Nous leur demandons leurs prénoms et souhaitons qu’ils les écrivent sur notre carnet. Elle va chercher sa carte d’identité et recopie ce qui est écrit. Nous constatons qu’elle ne sait pas l’écrire dans notre alphabet et recopie des signes. Nous reprenons la route, chargés de quelques kilogrammes supplémentaires (Umtong et Namkhang nous ont donné tout ce que nous n’avions pas mangé ainsi qu’un lance pierres pour Maxime), heureux de ce nouveau cadeau de la vie. Nous nous sentons un peu coupables d’avoir douté instant de la sincérité de nos hôtes...


Un bouddha en cours d'ornement

La journée se déroule tranquillement, nous voyons encore des centaines d’échassiers. Il s’agit de différentes espèces de cigognes. Gilles et Maxime aperçoivent un varan qui traverse la chaussée.





Les colliers de fleurs pour les offrandes à Bouddha

En arrivant à Ayutthaya, nous nous arrêtons au 7 eleven pour prendre une boisson bien fraiche. Le thermomètre a bien grimpé depuis quelques jours. Il fait 37°C dès 10h. Une femme confectionne des colliers de fleurs fraîches pour les offrandes à Bouddha. Elle parle un peu anglais et nous échangeons avec elle. Peu de Thaïs parlent anglais et il est parfois difficile même frustrant de ne pas réussir à communiquer. Nous avons un « Gpalemo » qui permet de montrer des images, mais ce n’est pas toujours simple. Par contre, quand un Thaï parle un peu anglais, il se sent vite à l’aise et prend plaisir à échanger avec nous.


Nous arrivons à la guesthouse et faisons la connaissance de Bertrand et Carole, un couple belge qui voyage pendant 6 mois en Asie avec leurs deux jeunes enfants (4 ans et 22 mois). Ils ont commencé leur périple en vélo avec une carriole mais sont rapidement passés en mode sac à dos et ont renvoyé leur vélo en Belgique. Nous dinons sur place après un petit tour au marché, encore entre filles, puis nous regardons l’émission « Grand Reportage » qui diffuse un reportage sur des familles qui voyagent et dont l’une des familles sont les Cyclomondistes que nous avions rencontrés à Phnom Penh et avec qui nous gardons le contact.


Le Wat Mahathat à Ayutthaya

Dimanche, visite en vélo de quelques temples d’Ayutthaya le matin. Il y en a beaucoup. Nous visitons le Wat Mahathat et le Wat Yai Chai Mongkon. Nous nous retrouvons entourés de touristes sous la chaleur accablante. Ce n’est pas ce que nous préférons mais Gilles s’amuse à prendre en photos les touristes qui se prennent en photos et nous rions bien. Nous allons également au musée du centre d’information qui est climatisé et apprécions ce moment de fraicheur.

Après-midi repos, travail, écriture, lecture…



Nous voulions découvrir une Thaïlande authentique et avons découvert des habitants bienveillants et généreux. Que de cadeaux reçus cette semaine ! C’est incroyable et tellement beau de recevoir autant de gentillesse de personnes inconnues.


J'ai terminé un livre il y a 15 jours dont la dernière page a fait sens pour moi. La voici.




Mes petits bonheurs de la semaine

  • Les envols et les vols des cigognes au-dessus des rizières.

  • Pédaler dans la campagne, seuls sur la route.

  • Les petits signes d’encouragement et de félicitation : les pouces levés, les klaxons, les appels de phares, les scooters qui ralentissent et se mettent à notre niveau, idem pour la voiture qui baisse sa vitre.

  • Regarder « Bienvenue chez les Ch’tis » et « Bohemian Rhapsody » tous ensemble sur le lit.

  • Faire le marché avec Maëlle et Célia.

  • L’écureuil passé au-dessus de ma tête sur un fil électrique.

  • Manger des ananas au bord de la route.

  • Les feux d’artifice lors de la fête religieuse à Pichit.


Encore merci pour vos messages et encouragements qui nous font toujours chaud au coeur.

A très bientôt.


Léna


Le blog de Maxou



Bouddha par Maxime


L'alphabet thaï par Maxime

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